La violence en mémoire

La violence en mémoire

La violence en mémoire

La violence fait parfois partie des réflexes dénués de toute volonté consciente. Alors inexplicable, et renvoyant l'homme à sa bestialité, elle a pu jadis se voir justifier par l'accès de folie en tant que punition divine : « Si tu n’obéis pas à la voix de Yahvé ton Dieu, […] Yahvé te frappera de délire, d’aveuglement et d’égarement des sens » (Deutéronome : 5e livre de l'Ancien Testament et dernier livre de la Torah).

A l'inverse, lorsqu'elle est collective, la violence est un phénomène social et politique. S’activant lorsque l'incertitude menace les frontières de l’identité de groupe, elle constitue souvent un élément fondamental dans la construction d'une nation, sacralisée par l'écriture des récits historiques.

D'ailleurs, le monde occidental ne considère-t-il pas toujours deux récits de la guerre de Troie comme ses poèmes fondateurs ?