Statue de Sainte Marie Madeleine

8| Epoque moderne [1492 / 1789]

Lille (59) - Palais des Beaux Arts - Lille

Statue de Sainte Marie Madeleine

Où le trouver

Lille (59) - Palais des Beaux Arts
Place de la République

59000 Lille

Site internet

Numéro d'inventaire

D 2015.1.4

Commune de découverte

Lieu-dit

Rue Letellier

Type d'intervention

Diagnostic

Année de fouille

2013

Responsable scientifique

DEBS, Ludovic

Datation de l'objet

8| Epoque moderne [1492 / 1789]

Domaine

Art religieux

Matériaux

Autre

Bibliographie

Un diagnostic au coeur de la ville médiévale d'Orchies : découverte d'un ensemble
statutaire remarquable, par Marion Audoly, Laetitia Barragué-Zouita, Ludovic Debs et Vaiana Vincent, in : Revue du Nord, 2015, n°413, p. 281 à 303.
  • © Jean-Marie-Dautel / Palais des Beaux-Arts de Lille

Guider vers la foi

 

Richement habillée à la mode du début du XVIe siècle, sainte Madeleine est identifiable grâce à son attribut : le pot à parfum contenant l’huile avec laquelle elle a lavé les pieds du Christ. Au dos, la statue est évidée dans sa partie inférieure : elle devait être installée contre un pilier ou une colonne, et certainement en hauteur, puisqu’elle regarde vers le bas. L’expression de son visage, au regard pensif, invite à la méditation, au recueillement personnel et à la prière de celui qui entrait dans l’édifice religieux où elle était exposée.

Contexte archéologique

Vers 1520 Calcaire de l’Avesnois, traces de polychromie. L’œuvre est exceptionnellement bien conservée. Elle se distingue par sa très belle qualité : les drapés de son manteau donnent de l’ampleur à la figure, tandis que les éléments décoratifs de son vêtement sont traités avec minutie, en particulier sa coiffe, également sculptée au revers. L’œuvre, évidée en partie inférieure, devait prendre place contre un pilier ou une colonne. Le décor assez exubérant, comme celui de la statue de sainte Agnès, renvoie à des formes typiques de la période de transition entre le Moyen Âge et la Renaissance. Elles s’observent dans tous les arts, en peinture aussi bien qu’en sculpture, notamment dans les Anciens Pays-Bas. Cette surenchère décorative est particulièrement visible dans le courant artistique appelé maniérisme anversois.