Le trésor de Vaise

Bas-Empire [235/ 476]

Lyon (69) - Lugdunum, Musée et Théâtres romains - Lyon

Le trésor de Vaise

Où le trouver

Numéro d'inventaire

93.1.104

Commune de découverte

Lieu-dit

Charavay

Type d'intervention

Fouille

Année de fouille

1992

Datation de l'objet

Bas-Empire [235/ 476]

Domaine

Trésor

Matériaux

Or;Argent;Autre
  • © C. Thioc, Lugdunum, Musée & théâtres romains

A l’abri !

 

Rassemblant des objets divers, le trésor de Vaise [Lyon 9e arrondissement] se compose de deux dépôts découverts en limite de la ville antique, dans les vestiges d'une villa gallo-romaine suburbaine. Le terme de « trésor » se définit non pas par sa préciosité, mais plutôt par une volonté d'entreposer des biens, en les mettant à l'abri d'une menace. Aussi, le trésor de Vaise, comprenant des éléments de statuettes, de la vaisselle et des monnaies d'argent, ainsi que des bijoux en or, peut être associé à un épisode de crises. D’après l'analyse des monnaies, une des hypothèses possibles est celle d’un trésor amassé par un soldat romain qui daterait de peu après l'année 268. Cette date s'inscrirait alors en pleine « peste de Cyprien », mais aussi dans un contexte d'invasions barbares et d'anarchie militaire. Au-delà de sa valeur, ce trésor se veut donc avant tout le témoin d'une période d'une rare violence.
 

Contexte archéologique

Cet ensemble associe des objets de natures diverses : statuettes, vaisselle, monnaies et bijoux. Deux dépôts distincts ont été retrouvés sous le sol d’une habitation. L’un contenait trois statuettes de divinités en tôle d’argent dorée (Apollon, Fortune et déesse aux oiseaux), un petit buste masculin (empereur ?), divers fragments de statuettes et deux bracelets d’argent. L’autre, trois plats d’argent, un lot de 14 cuillères et de 81 monnaies d’argent, ainsi que des bijoux : un collier (or et émeraude), deux bracelets d’or, deux paires de pendants d’oreilles (or, émeraude et pierres fines), deux bagues en or et une monnaie en or montée en pendentif (aureus de Gordien III, frappé en 242). L’étude numismatique permet de dater l’enfouissement de ce dépôt des années 260.