Manche sculpté au centaure jouant de la lyre

Haut-Empire [27 / 235]

Toulouse (31) - Musée Saint-Raymond - Toulouse

Manche sculpté au centaure jouant de la lyre

Où le trouver

Toulouse (31) - Musée Saint-Raymond
place Saint-Sernin

31000 Toulouse

Site internet

Numéro d'inventaire

D.98.2.1

Commune de découverte

Lieu-dit

Rectorat (extension)

Type d'intervention

Fouille

Année de fouille

1989

Responsable scientifique

Quitterie Cazes

Datation de l'objet

Haut-Empire [27 / 235]

Domaine

Objet religieux

Matériaux

Organique

Dimensions

H. 9.5 cm

Bibliographie

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/05630000268

Cazes (Quitterie) et alii, "Les fouilles du Rectorat à Toulouse", dans Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, 1989, t. XLIX, p. 6-43. (p. 41-43)
© Photo Jean-François Peiré, Musée Saint-Raymond de Toulouse, CC BY-NC-SA
Ivoire Rond de bosse. Cet objet, dont la partie utilitaire a disparu, est vraisemblablement un manche de cuillère à encens, prétexte à une décoration sculptée riche et complexe traitée en ronde bosse. Au sommet, un centaure, solidement campé sur son arrière-train gauche et appuyé sur ses pattes antérieures, joue de la lyre. Sa tête barbue est encadrée d'une longue chevelure. Il est assis sur un rocher contenu dans le bassin d'un grand trépied. L'écartement des pieds de ce dernier est maintenu à mi-hauteur par une couronne évidée et, à la base, par une coupole ajourée et surmontée d'un double bouton. Chaque pied forme un pilastre cannelé terminé en bas par quatre griffes et couronné au sommet par un chapiteau orné d'un personnage en faible relief. Le premier, un homme, porte d'une main une torche renversée et de l'autre un vase. Le deuxième lève les bras, soulevant une petite outre de sa main droite. Le troisième, une femme, danse en tenant dans son dos un bâton qui pourrait être un thyrse, levant un tambourin, à l'instar des ménades. Une frise de trois masques, comprise entre un rang de perles et de pirouettes et une torsade, sépare le trépied de la partie inférieure de l'objet. Deux de ces masques sont presque identiques : ils représentent un visage de trois-quarts ou de profil, tourné vers la gauche, barbu et chevelu, aux traits accusés. Le troisième (qui leur fait face) est un visage jeune et imberbe, au front ceint d'une bandelette. Un canthare renversé et un thyrse (?) le séparent des deux autres. Le centaure n'est autre que Chiron, le précepteur du fils d'Apollon, Asclépios-Esculape. Le canthare, le thyrse, la ménade et les satyres, que l'on reconnaît dans les masques, évoquent le cortège de Bacchus, le Dionysos des Grecs. Le trépied symbolise Apollon, dont le culte à Delphes était remplacé en hiver par celui de Dionysos